Les besoins fondamentaux d'un chien
Un chien dont les besoins sont comblé aura toutes les chances d'être bien dans ses pattes...Les besoins physiologiques du chien
la base indispensable de son équilibre
Un chien épanoui commence toujours par un chien dont les besoins primaires sont respectés.
Cela peut sembler évident. Et pourtant, dans la pratique, il est fréquent d’oublier ou de sous-estimer certaines de ces notions fondamentales, avec des conséquences parfois lourdes sur le comportement et la santé de nos compagnons à quatre pattes.
En tant qu’éducatrice comportementaliste canine, je constate régulièrement que de nombreux troubles du comportement trouvent leur origine, au moins en partie, dans un besoin physiologique mal comblé. Avant même d’envisager un travail d’éducation, il est donc essentiel de vérifier que ces bases sont solides.
Voici un tour d’horizon des cinq besoins physiologiques fondamentaux du chien : l’hydratation, l’alimentation, l’élimination, la reproduction et le sommeil.
Un accès à l’eau qui ne se négocie jamais
L’eau fait partie des besoins les plus élémentaires, et pourtant c’est aussi l’un des plus souvent malmenés.
Votre chien doit disposer d’un accès libre et permanent à une eau propre et fraîche, à la maison comme lors des sorties. Cette règle s’applique à tous les chiens, sans exception :
- même à un chiot en cours d’apprentissage de la propreté
- même à un chien souffrant d’incontinence
Retirer l’eau pour limiter les accidents de propreté n’est jamais une solution acceptable. Il existe d’autres leviers pour accompagner un chien vers la propreté (gestion des sorties, surveillance, renforcement positif), mais la privation d’eau ne doit jamais en faire partie. Un chien privé d’eau, même temporairement, s’expose à des risques réels pour sa santé.
Une alimentation adaptée à son espèce
Manger fait bien sûr partie des besoins vitaux. Mais au-delà de la simple ration quotidienne, c’est la qualité et l’adéquation de l’alimentation qui comptent réellement.
Le chien appartient à la catégorie des carnivores non stricts. Contrairement à une idée reçue, il n’est donc pas un carnivore pur : son organisme est capable de digérer et d’assimiler certains végétaux. Une alimentation équilibrée pour un chien devrait ainsi comporter :
- une base majoritairement composée de viande et/ou de poisson
- une quantité limitée de céréales
- des fibres et vitamines apportées par des fruits et légumes adaptés
La quantité compte tout autant que la qualité. Un chien doit manger à sa faim, ni plus, ni moins :
- une sous-alimentation, ou des carences en nutriments essentiels, peut entraîner des retards de développement, des troubles digestifs et des difficultés de concentration
- une suralimentation expose au surpoids, avec un risque accru de problèmes cardio-vasculaires et articulaires
Le suivi vétérinaire reste ici un allié précieux pour ajuster l’alimentation à l’âge, à la race et au niveau d’activité de votre chien.
Éliminer : un besoin trop souvent sous-estimé
Le besoin éliminatoire est l’un des grands oubliés du quotidien, alors qu’il a un impact direct sur la santé physique et sur l’équilibre comportemental du chien.
Un chien qui se retient trop régulièrement s’expose non seulement à des troubles physiques, mais aussi à un inconfort et une frustration qui peuvent se traduire par des troubles du comportement.
Quelques repères utiles :
- un chien adulte peut se retenir environ 8 heures dans l’absolu, mais il est recommandé de ne pas dépasser 6 heures entre deux sorties
- un chiot ne maîtrise généralement son sphincter que vers l’âge de 6 mois environ (l’âge exact variant selon la race et l’apprentissage individuel)
- avant cet âge, il est physiquement impossible pour lui de se retenir longtemps
Pour un chiot, les sorties hygiéniques doivent donc être très fréquentes (toutes les 1 à 2 heures vers 2 mois), puis progressivement espacées à mesure que la propreté s’installe.
Si votre emploi du temps impose de longues plages sans sortie (par exemple une journée de travail de 8h à 18h), il est important d’en avoir conscience : votre chien traverse alors une période prolongée d’inconfort et de frustration qu’il convient, autant que possible, d’anticiper et de limiter.
Se reproduire : une pulsion naturelle
Le besoin de reproduction est sans doute le plus délicat à aborder, et pourtant il ne doit pas être minimisé.
Une chienne non stérilisée connaît en moyenne deux périodes de chaleur par an. Durant ces périodes, elle peut chercher activement à se reproduire, ce qui est parfaitement naturel. De la même façon, un mâle entier est capable de détecter une femelle en chaleur à plus d’un kilomètre de distance.
Cette partie de mon article ne cherche absolument pas à encourager une reproduction incontrôlée. Quand on aborde le sujet de la reproduction, il faut faire preuve de discernement : la reproduction est une pulsion biologique mais il ne faut pas pour autant faire d’anthropomorphisme : un chien n’a pas le besoin « d’enfanter » pour s’épanouir comme je peux l’entendre trop souvent. Il est seulement important de comprendre que les comportements primaire reproductifs ne relèvent d’aucune « mauvaise volonté » de la part de l’animal et son seulement lié à un réflexe biologique incité par les hormones. Un chien dont ce besoin n’est jamais pris en compte peut développer une frustration intense, voire des signes d’anxiété ou de mal-être.
Deux leviers permettent de gérer ce besoin de façon adaptée :
- la stérilisation chirurgicale, qui est une solution irréversible
- la stérilisation chimique, qui est réversible
En complément, il est conseillé d’adapter les sorties et de limiter les interactions entre mâles et femelles non stérilisés durant les périodes de chaleur.
Dormir : un pilier trop souvent négligé
Le sommeil ferme la marche des besoins physiologiques, mais il est loin d’être secondaire.
Un chien adulte en bonne santé dort en moyenne entre 12 et 15 heures par jour, soit plus de la moitié de son temps. C’est considérable, et pourtant ce besoin est rarement observé avec attention.
Quelques points de vigilance :
- le sommeil nocturne doit être long et réparateur ; un chien qui se lève fréquemment la nuit pour déambuler n’est pas dans une situation normale, qu’elle soit d’origine physiologique (douleur, autre besoin non comblé) ou comportementale (anxiété, frustration, hyperactivité)
- des siestes régulières dans la journée sont nécessaires ; si ce n’est pas le cas, vérifiez que votre chien dispose d’un couchage confortable, calme et sécurisé
- l’environnement joue un rôle clé : un extérieur trop froid, trop chaud ou trop exposé au passage ne favorise pas l’endormissement, tout comme une agitation permanente à l’intérieur du foyer
À l’inverse, un chien adulte qui dort excessivement ne doit pas être négligé non plus : cela peut être le signe d’un problème de santé ou d’un mal-être plus profond.
Chez le chiot, comme chez le nourrisson, le sommeil occupe une part encore plus importante de la journée. Veillez à lui offrir l’espace et la tranquillité nécessaires pour se reposer aussi souvent qu’il en a besoin.
En résumé : la base avant tout
Le non-respect d’un ou plusieurs besoins physiologiques peut constituer un facteur déclencheur, ou aggravant, de troubles du comportement chez le chien.
Avant d’entamer tout travail d’éducation ou de rééducation comportementale, la première question à se poser reste donc toujours la même :
Les besoins primaires de mon chien sont-ils réellement satisfaits ?
Bien souvent, c’est en répondant honnêtement à cette question que l’on trouve les premières clés de la solution.
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Un chien dont les besoins sont comblé aura toutes les chances d'être bien dans ses pattes...Les besoins physiologiques du chien
la base indispensable de son équilibre
Un chien épanoui commence toujours par un chien dont les besoins primaires sont respectés.
Cela peut sembler évident. Et pourtant, dans la pratique, il est fréquent d’oublier ou de sous-estimer certaines de ces notions fondamentales, avec des conséquences parfois lourdes sur le comportement et la santé de nos compagnons à quatre pattes.
En tant qu’éducatrice comportementaliste canine, je constate régulièrement que de nombreux troubles du comportement trouvent leur origine, au moins en partie, dans un besoin physiologique mal comblé. Avant même d’envisager un travail d’éducation, il est donc essentiel de vérifier que ces bases sont solides.
Voici un tour d’horizon des cinq besoins physiologiques fondamentaux du chien : l’hydratation, l’alimentation, l’élimination, la reproduction et le sommeil.
Un accès à l’eau qui ne se négocie jamais
L’eau fait partie des besoins les plus élémentaires, et pourtant c’est aussi l’un des plus souvent malmenés.
Votre chien doit disposer d’un accès libre et permanent à une eau propre et fraîche, à la maison comme lors des sorties. Cette règle s’applique à tous les chiens, sans exception :
- même à un chiot en cours d’apprentissage de la propreté
- même à un chien souffrant d’incontinence
Retirer l’eau pour limiter les accidents de propreté n’est jamais une solution acceptable. Il existe d’autres leviers pour accompagner un chien vers la propreté (gestion des sorties, surveillance, renforcement positif), mais la privation d’eau ne doit jamais en faire partie. Un chien privé d’eau, même temporairement, s’expose à des risques réels pour sa santé.
Une alimentation adaptée à son espèce
Manger fait bien sûr partie des besoins vitaux. Mais au-delà de la simple ration quotidienne, c’est la qualité et l’adéquation de l’alimentation qui comptent réellement.
Le chien appartient à la catégorie des carnivores non stricts. Contrairement à une idée reçue, il n’est donc pas un carnivore pur : son organisme est capable de digérer et d’assimiler certains végétaux. Une alimentation équilibrée pour un chien devrait ainsi comporter :
- une base majoritairement composée de viande et/ou de poisson
- une quantité limitée de céréales
- des fibres et vitamines apportées par des fruits et légumes adaptés
La quantité compte tout autant que la qualité. Un chien doit manger à sa faim, ni plus, ni moins :
- une sous-alimentation, ou des carences en nutriments essentiels, peut entraîner des retards de développement, des troubles digestifs et des difficultés de concentration
- une suralimentation expose au surpoids, avec un risque accru de problèmes cardio-vasculaires et articulaires
Le suivi vétérinaire reste ici un allié précieux pour ajuster l’alimentation à l’âge, à la race et au niveau d’activité de votre chien.
Éliminer : un besoin trop souvent sous-estimé
Le besoin éliminatoire est l’un des grands oubliés du quotidien, alors qu’il a un impact direct sur la santé physique et sur l’équilibre comportemental du chien.
Un chien qui se retient trop régulièrement s’expose non seulement à des troubles physiques, mais aussi à un inconfort et une frustration qui peuvent se traduire par des troubles du comportement.
Quelques repères utiles :
- un chien adulte peut se retenir environ 8 heures dans l’absolu, mais il est recommandé de ne pas dépasser 6 heures entre deux sorties
- un chiot ne maîtrise généralement son sphincter que vers l’âge de 6 mois environ (l’âge exact variant selon la race et l’apprentissage individuel)
- avant cet âge, il est physiquement impossible pour lui de se retenir longtemps
Pour un chiot, les sorties hygiéniques doivent donc être très fréquentes (toutes les 1 à 2 heures vers 2 mois), puis progressivement espacées à mesure que la propreté s’installe.
Si votre emploi du temps impose de longues plages sans sortie (par exemple une journée de travail de 8h à 18h), il est important d’en avoir conscience : votre chien traverse alors une période prolongée d’inconfort et de frustration qu’il convient, autant que possible, d’anticiper et de limiter.
Se reproduire : une pulsion naturelle
Le besoin de reproduction est sans doute le plus délicat à aborder, et pourtant il ne doit pas être minimisé.
Une chienne non stérilisée connaît en moyenne deux périodes de chaleur par an. Durant ces périodes, elle peut chercher activement à se reproduire, ce qui est parfaitement naturel. De la même façon, un mâle entier est capable de détecter une femelle en chaleur à plus d’un kilomètre de distance.
Cette partie de mon article ne cherche absolument pas à encourager une reproduction incontrôlée. Quand on aborde le sujet de la reproduction, il faut faire preuve de discernement : la reproduction est une pulsion biologique mais il ne faut pas pour autant faire d’anthropomorphisme : un chien n’a pas le besoin « d’enfanter » pour s’épanouir comme je peux l’entendre trop souvent. Il est seulement important de comprendre que les comportements primaire reproductifs ne relèvent d’aucune « mauvaise volonté » de la part de l’animal et son seulement lié à un réflexe biologique incité par les hormones. Un chien dont ce besoin n’est jamais pris en compte peut développer une frustration intense, voire des signes d’anxiété ou de mal-être.
Deux leviers permettent de gérer ce besoin de façon adaptée :
- la stérilisation chirurgicale, qui est une solution irréversible
- la stérilisation chimique, qui est réversible
En complément, il est conseillé d’adapter les sorties et de limiter les interactions entre mâles et femelles non stérilisés durant les périodes de chaleur.
Dormir : un pilier trop souvent négligé
Le sommeil ferme la marche des besoins physiologiques, mais il est loin d’être secondaire.
Un chien adulte en bonne santé dort en moyenne entre 12 et 15 heures par jour, soit plus de la moitié de son temps. C’est considérable, et pourtant ce besoin est rarement observé avec attention.
Quelques points de vigilance :
- le sommeil nocturne doit être long et réparateur ; un chien qui se lève fréquemment la nuit pour déambuler n’est pas dans une situation normale, qu’elle soit d’origine physiologique (douleur, autre besoin non comblé) ou comportementale (anxiété, frustration, hyperactivité)
- des siestes régulières dans la journée sont nécessaires ; si ce n’est pas le cas, vérifiez que votre chien dispose d’un couchage confortable, calme et sécurisé
- l’environnement joue un rôle clé : un extérieur trop froid, trop chaud ou trop exposé au passage ne favorise pas l’endormissement, tout comme une agitation permanente à l’intérieur du foyer
À l’inverse, un chien adulte qui dort excessivement ne doit pas être négligé non plus : cela peut être le signe d’un problème de santé ou d’un mal-être plus profond.
Chez le chiot, comme chez le nourrisson, le sommeil occupe une part encore plus importante de la journée. Veillez à lui offrir l’espace et la tranquillité nécessaires pour se reposer aussi souvent qu’il en a besoin.
En résumé : la base avant tout
Le non-respect d’un ou plusieurs besoins physiologiques peut constituer un facteur déclencheur, ou aggravant, de troubles du comportement chez le chien.
Avant d’entamer tout travail d’éducation ou de rééducation comportementale, la première question à se poser reste donc toujours la même :
Les besoins primaires de mon chien sont-ils réellement satisfaits ?
Bien souvent, c’est en répondant honnêtement à cette question que l’on trouve les premières clés de la solution.
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Choisir une race de chien au-delà des clichés Berger Australien, Malinois, Staffie, Jack Russell, Husky… Ces races connaissent aujourd'hui un succès qui doit beaucoup à l'effet de mode. Et lorsqu'on se penche sur les descriptifs de races disponibles sur le web, on...
L’été avec son chien : les risques majeurs
L'été est une saison à part pour nos compagnons à quatre pattes Entre les fortes chaleurs, le changement de rythme de vie et les vacances, cette période peut sérieusement bousculer le quotidien de nos chiens. Si elle rime souvent avec balades ensoleillées et...
Comment rendre son chien heureux ?
Rendre son chien heureux, n’est-ce pas le but ultime de tout propriétaire de chien ? Pourtant, le bonheur d’un chien ne se résume pas à quelques promenades, une gamelle remplie et beaucoup d’amour. Comme chez l'être humain, le bien-être repose sur un ensemble de...
Noël avec son chien : les erreurs à éviter
Noël avec son chien Sécurité, bien-être et prévention Sapin, chocolat, invités, décorations… Noël est une période festive pour nous, mais elle peut aussi représenter plusieurs dangers pour nos chiens. Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de partage, de...
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Les besoins fondamentaux d'un chien
Un chien dont les besoins sont comblé aura toutes les chances d'être bien dans ses pattes...Les besoins physiologiques du chien
la base indispensable de son équilibre
Un chien épanoui commence toujours par un chien dont les besoins primaires sont respectés.
Cela peut sembler évident. Et pourtant, dans la pratique, il est fréquent d’oublier ou de sous-estimer certaines de ces notions fondamentales, avec des conséquences parfois lourdes sur le comportement et la santé de nos compagnons à quatre pattes.
En tant qu’éducatrice comportementaliste canine, je constate régulièrement que de nombreux troubles du comportement trouvent leur origine, au moins en partie, dans un besoin physiologique mal comblé. Avant même d’envisager un travail d’éducation, il est donc essentiel de vérifier que ces bases sont solides.
Voici un tour d’horizon des cinq besoins physiologiques fondamentaux du chien : l’hydratation, l’alimentation, l’élimination, la reproduction et le sommeil.
Un accès à l’eau qui ne se négocie jamais
L’eau fait partie des besoins les plus élémentaires, et pourtant c’est aussi l’un des plus souvent malmenés.
Votre chien doit disposer d’un accès libre et permanent à une eau propre et fraîche, à la maison comme lors des sorties. Cette règle s’applique à tous les chiens, sans exception :
- même à un chiot en cours d’apprentissage de la propreté
- même à un chien souffrant d’incontinence
Retirer l’eau pour limiter les accidents de propreté n’est jamais une solution acceptable. Il existe d’autres leviers pour accompagner un chien vers la propreté (gestion des sorties, surveillance, renforcement positif), mais la privation d’eau ne doit jamais en faire partie. Un chien privé d’eau, même temporairement, s’expose à des risques réels pour sa santé.
Une alimentation adaptée à son espèce
Manger fait bien sûr partie des besoins vitaux. Mais au-delà de la simple ration quotidienne, c’est la qualité et l’adéquation de l’alimentation qui comptent réellement.
Le chien appartient à la catégorie des carnivores non stricts. Contrairement à une idée reçue, il n’est donc pas un carnivore pur : son organisme est capable de digérer et d’assimiler certains végétaux. Une alimentation équilibrée pour un chien devrait ainsi comporter :
- une base majoritairement composée de viande et/ou de poisson
- une quantité limitée de céréales
- des fibres et vitamines apportées par des fruits et légumes adaptés
La quantité compte tout autant que la qualité. Un chien doit manger à sa faim, ni plus, ni moins :
- une sous-alimentation, ou des carences en nutriments essentiels, peut entraîner des retards de développement, des troubles digestifs et des difficultés de concentration
- une suralimentation expose au surpoids, avec un risque accru de problèmes cardio-vasculaires et articulaires
Le suivi vétérinaire reste ici un allié précieux pour ajuster l’alimentation à l’âge, à la race et au niveau d’activité de votre chien.
Éliminer : un besoin trop souvent sous-estimé
Le besoin éliminatoire est l’un des grands oubliés du quotidien, alors qu’il a un impact direct sur la santé physique et sur l’équilibre comportemental du chien.
Un chien qui se retient trop régulièrement s’expose non seulement à des troubles physiques, mais aussi à un inconfort et une frustration qui peuvent se traduire par des troubles du comportement.
Quelques repères utiles :
- un chien adulte peut se retenir environ 8 heures dans l’absolu, mais il est recommandé de ne pas dépasser 6 heures entre deux sorties
- un chiot ne maîtrise généralement son sphincter que vers l’âge de 6 mois environ (l’âge exact variant selon la race et l’apprentissage individuel)
- avant cet âge, il est physiquement impossible pour lui de se retenir longtemps
Pour un chiot, les sorties hygiéniques doivent donc être très fréquentes (toutes les 1 à 2 heures vers 2 mois), puis progressivement espacées à mesure que la propreté s’installe.
Si votre emploi du temps impose de longues plages sans sortie (par exemple une journée de travail de 8h à 18h), il est important d’en avoir conscience : votre chien traverse alors une période prolongée d’inconfort et de frustration qu’il convient, autant que possible, d’anticiper et de limiter.
Se reproduire : une pulsion naturelle
Le besoin de reproduction est sans doute le plus délicat à aborder, et pourtant il ne doit pas être minimisé.
Une chienne non stérilisée connaît en moyenne deux périodes de chaleur par an. Durant ces périodes, elle peut chercher activement à se reproduire, ce qui est parfaitement naturel. De la même façon, un mâle entier est capable de détecter une femelle en chaleur à plus d’un kilomètre de distance.
Cette partie de mon article ne cherche absolument pas à encourager une reproduction incontrôlée. Quand on aborde le sujet de la reproduction, il faut faire preuve de discernement : la reproduction est une pulsion biologique mais il ne faut pas pour autant faire d’anthropomorphisme : un chien n’a pas le besoin « d’enfanter » pour s’épanouir comme je peux l’entendre trop souvent. Il est seulement important de comprendre que les comportements primaire reproductifs ne relèvent d’aucune « mauvaise volonté » de la part de l’animal et son seulement lié à un réflexe biologique incité par les hormones. Un chien dont ce besoin n’est jamais pris en compte peut développer une frustration intense, voire des signes d’anxiété ou de mal-être.
Deux leviers permettent de gérer ce besoin de façon adaptée :
- la stérilisation chirurgicale, qui est une solution irréversible
- la stérilisation chimique, qui est réversible
En complément, il est conseillé d’adapter les sorties et de limiter les interactions entre mâles et femelles non stérilisés durant les périodes de chaleur.
Dormir : un pilier trop souvent négligé
Le sommeil ferme la marche des besoins physiologiques, mais il est loin d’être secondaire.
Un chien adulte en bonne santé dort en moyenne entre 12 et 15 heures par jour, soit plus de la moitié de son temps. C’est considérable, et pourtant ce besoin est rarement observé avec attention.
Quelques points de vigilance :
- le sommeil nocturne doit être long et réparateur ; un chien qui se lève fréquemment la nuit pour déambuler n’est pas dans une situation normale, qu’elle soit d’origine physiologique (douleur, autre besoin non comblé) ou comportementale (anxiété, frustration, hyperactivité)
- des siestes régulières dans la journée sont nécessaires ; si ce n’est pas le cas, vérifiez que votre chien dispose d’un couchage confortable, calme et sécurisé
- l’environnement joue un rôle clé : un extérieur trop froid, trop chaud ou trop exposé au passage ne favorise pas l’endormissement, tout comme une agitation permanente à l’intérieur du foyer
À l’inverse, un chien adulte qui dort excessivement ne doit pas être négligé non plus : cela peut être le signe d’un problème de santé ou d’un mal-être plus profond.
Chez le chiot, comme chez le nourrisson, le sommeil occupe une part encore plus importante de la journée. Veillez à lui offrir l’espace et la tranquillité nécessaires pour se reposer aussi souvent qu’il en a besoin.
En résumé : la base avant tout
Le non-respect d’un ou plusieurs besoins physiologiques peut constituer un facteur déclencheur, ou aggravant, de troubles du comportement chez le chien.
Avant d’entamer tout travail d’éducation ou de rééducation comportementale, la première question à se poser reste donc toujours la même :
Les besoins primaires de mon chien sont-ils réellement satisfaits ?
Bien souvent, c’est en répondant honnêtement à cette question que l’on trouve les premières clés de la solution.
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Choisir une race de chien au-delà des clichés Berger Australien, Malinois, Staffie, Jack Russell, Husky… Ces races connaissent aujourd'hui un succès qui doit beaucoup à l'effet de mode. Et lorsqu'on se penche sur les descriptifs de races disponibles sur le web, on...
L’été avec son chien : les risques majeurs
L'été est une saison à part pour nos compagnons à quatre pattes Entre les fortes chaleurs, le changement de rythme de vie et les vacances, cette période peut sérieusement bousculer le quotidien de nos chiens. Si elle rime souvent avec balades ensoleillées et...
Comment rendre son chien heureux ?
Rendre son chien heureux, n’est-ce pas le but ultime de tout propriétaire de chien ? Pourtant, le bonheur d’un chien ne se résume pas à quelques promenades, une gamelle remplie et beaucoup d’amour. Comme chez l'être humain, le bien-être repose sur un ensemble de...
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Noël avec son chien Sécurité, bien-être et prévention Sapin, chocolat, invités, décorations… Noël est une période festive pour nous, mais elle peut aussi représenter plusieurs dangers pour nos chiens. Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de partage, de...
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